Rapport sur la gestion de l’eau potable

L’Observatoire des services publics d’eau et d’assainissement, mis en œuvre par l’Office français de la biodiversité avec l’appui des services de l’État, a publié le 19 juin dernier son rapport intitulé « Panorama des services et de leur performance en 2017 ». Loin des idées reçues et des postures, les données publiées permettent de mieux appréhender les enjeux des modes de gestion de l’eau potable.

Sur la base de données chiffrées, le rapport de l’Observatoire des services publics d’eau et d’assainissement donne des clefs de lecture pour mieux cerner les enjeux des modes de gestion de l’eau potable. Il utilise les données fournies par les opérateurs, dont le SEDIF : le pourcentage de jeux de données publiés en 2017 est de 63% pour la gestion déléguée contre 50% en gestion directe en France.

En matière de responsabilité tout d’abord, le rapport rappelle que, quel que soit le mode de gestion choisi, la responsabilité du service public relève toujours des collectivités organisatrices, qui en assurent le contrôle et rendent compte à leurs usagers. Le service de l’eau potable demeure donc un service public dont l’autorité organisatrice est le garant.

En ce qui concerne les tarifs, le Conseil général de l’environnement et du développement durable (CGEDD) souligne que les prix de l’eau potable dépendent de conditions essentiellement locales, dont les principaux facteurs sont la distance, la qualité et la disponibilité des ressources en eau, le relief, le type de réseau, la densité des abonnés, le niveau des traitements et le renouvellement des infrastructures. Ainsi, en fournissant au même tarif de l’eau potable d’une grande qualité sur un périmètre très divers de 151 communes, le SEDIF a fait le choix de la mutualisation et de la coopération intercommunale. Grâce à son expertise et son action, il travaille au quotidien à l’accès des Franciliens à l’eau potable aux mêmes conditions, quelles que soient les caractéristiques de leurs territoires.

Sur ces bases, l’observatoire met en lumière qu’il n’existe pas de mode de gestion idéal.

Le contexte historique, la configuration des territoires, les enjeux techniques et les orientations politiques sont autant d’éléments déterminants dans les choix d’un mode de gestion pour le service public de l’eau potable.

Pour retrouver l’intégralité du rapport, il vous suffit de suivre ce lien.

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