Crise sanitaire : le service public de l’eau engagé pour le développement durable

Ce sera sans aucun doute l’une des leçons majeures de la crise liée au Covid-19. Plus question de ne pas s’intéresser d’abord et avant tout aux enjeux environnementaux. L’ensemble des activités et services publics est concerné et tout particulièrement ceux qui assurent la production et la distribution d’un bien essentiel comme l’eau potable.

Le débat n’est certes pas nouveau, et les autorités organisatrices de l’eau de grande envergure ont de longue date pris en compte la nécessité de préserver la ressource et de protéger la santé de leurs usagers. Parce qu’il en va du maintien de l’équilibre des milieux naturels, mais aussi de l’accès de chacun à un bien primordial. Déjà, la directive cadre sur l’eau a, en 2000, traduit dans la loi française les premiers principes d’une politique de l’eau d’envergure européenne.

Mais aujourd’hui, ces enjeux prennent une nouvelle dimension. La montée générale de ces préoccupations pour une planète plus durable et une société plus équitable, et leur traduction politique, est devenue un puissant accélérateur.

Si, à leur niveau, les autorités organisatrices du service de l’eau en France ont aussitôt prouvé que ce virus mortel n’était pas propagé dans l’eau potable, elles veulent aujourd’hui rappeler qu’elles sont des acteurs engagés. Contrôlée et surveillée sans relâche, filtrée et traitée, la qualité de l’eau du robinet en France demeure excellente, à la lecture des articles parus dans les médias.

Le Syndicat des Eaux d’Ile de France, première autorité organisatrice du service public de l’eau d’Europe est de ceux qui veulent anticiper l’avenir. Sur son territoire, ses 4,6 millions d’usagers se sont déjà exprimés à ce sujet. Dans un sondage réalisé par l’institut Opinion Way en septembre 2019 sur le territoire de ses 151 communes, 64% des usagers du SEDIF interrogés considéraient le respect de l’environnement comme un critère essentiel pour un service de l’eau potable, juste après sa qualité (97% favorables) mais avant même son goût ou son prix (62%).

Dans le cadre de ses travaux, le SEDIF qui réfléchit au service public de demain, a d’ores et déjà intégré ces enjeux sociétaux et environnementaux comme prioritaires.

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